Pour un recruteur qui se lance seul, la micro-entreprise reste le meilleur point d'entrée jusqu'à 83 600 € de chiffre d'affaires, le plafond relevé au 1er janvier 2026. Au-dessus, ou dès que vos abonnements de sourcing dépassent quelques milliers d'euros par an, la SASU reprend l'avantage parce qu'elle déduit vos frais. Le portage salarial ne se choisit pas pour la rentabilité mais pour garder le chômage et une fiche de paie pendant la transition.
Tous les montants de cet article sont ceux de 2026. Ils bougent presque tous au 1er janvier : seuils micro, franchise de TVA, taux de cotisations, flat tax. Avant de vous fier à un comparatif trouvé en ligne, regardez sa date de mise à jour.
Ce qui a changé en 2026 et qui peut renverser votre arbitrage
Cinq paramètres ont bougé depuis les comparatifs écrits en 2024, et chacun se chiffre en milliers d'euros sur une année pleine.
- Plafond micro pour les prestations de services : 83 600 €, contre 77 700 € sur la période triennale précédente (service-public.gouv.fr).
- Franchise de TVA sur les services : 37 500 €, avec un seuil de tolérance à 41 250 €. Passé ce second seuil, vous devenez redevable de la TVA dès le jour du dépassement, pas au 1er janvier suivant. Le projet de seuil unique à 25 000 € a été abandonné (service-public.gouv.fr).
- Cotisations du micro-entrepreneur en BNC non réglementé : 25,6 % du chiffre d'affaires depuis le 1er janvier 2026, contre 24,6 % en 2025, auxquels s'ajoutent 0,2 % de contribution à la formation professionnelle (Urssaf).
- Flat tax sur les dividendes : 31,4 % au lieu de 30 %, la hausse portant sur les prélèvements sociaux passés de 17,2 % à 18,6 % (service-public.gouv.fr). Le sujet touche directement les recruteurs en SASU qui se rémunèrent en dividendes.
- Acre divisée par deux pour les entreprises immatriculées à partir du 1er juillet 2026 : l'exonération de cotisations sur la première année tombe de 50 % à 25 %. La date d'immatriculation change donc le coût de votre année de lancement.
La question utile n'est pas de savoir quel statut est le meilleur, mais à partir de quel chiffre d'affaires le vôtre devient perdant ?
Une précision avant d'entrer dans le détail : EURL et entreprise individuelle existent aussi, mais elles restent marginales en recrutement, où le choix se joue presque toujours entre les trois options ci-dessous.
Les trois statuts, une ligne chacun
- La micro-entreprise : très agile pour démarrer, plafonnée en chiffre d'affaires, simplifiée sur le plan fiscal et social.
- La SASU : statut société qui séduit pour sa souplesse, sa crédibilité, sa gestion de la rémunération (dividende/salaire), au prix d'une gestion plus technique.
- Le portage salarial : solution hybride, qui permet de garder un statut de salarié (protection sociale, chômage, fiche de paie) tout en facturant des clients pros comme un indépendant.
Comparatif micro-entreprise, SASU et portage salarial en 2026
Six axes suffisent à trancher : plafond, cotisations, TVA, protection sociale, capacité à déduire ses frais et évolutivité. Les montants du tableau sont ceux applicables en 2026 :
| Critère | Micro-entreprise | SASU | Portage salarial |
|---|---|---|---|
| Simplicité | Ultra-simplifiée, gestion autonome | Plus complexe, expert-comptable recommandé | Ultra-simplifiée, gestion confiée à la société de portage |
| Plafond de CA annuel | 83 600 € de services en 2026, contre 77 700 € (services) | Aucun (plafond = marché/client) | Aucun (plafond = marché/client) |
| Cotisations sociales 2026 | 25,6 % du CA encaissé, plus 0,2 % de formation professionnelle | Environ 80 % du salaire net que le président se verse, et rien s'il ne se verse rien | Cotisations salariales et patronales sur le salaire reconstitué, après frais de gestion |
| Protection sociale | Régime des indépendants, retraite proportionnelle au CA déclaré | Régime général assimilé salarié, sauf assurance chômage. Aucun droit si aucun salaire versé | Salarié cadre : maladie, prévoyance, retraite et chômage |
| Frais déductibles | Aucun. Abattement forfaitaire de 34 % sur le revenu imposable, que vous ayez 500 € ou 15 000 € de frais réels | Tous les frais professionnels réels : outils, jobboards, déplacements, comptable | Frais professionnels remboursables dans la limite fixée par la société de portage |
| TVA | Franchise jusqu'à 37 500 €, tolérance jusqu'à 41 250 €, contre 36 800 € | TVA à facturer et collecter obligatoirement | La société de portage gère la TVA |
| Image/clients | OK pour PME, moins crédible sur comptes corporate | Image pro ; structure acceptée par tous types de clients | Image société (intermédiaire), crédible partout |
| Chômage | Aucun droit ouvert par l'activité | Aucun : le président assimilé salarié ne cotise pas à l'assurance chômage | Droits France Travail comme un salarié, si la rupture est conforme |
| Évolutivité | Limité (pas d'embauche, plafonds fixes) | Scalable (embauche, associé, croissance, collectif) | Non scalable (solo, pas d'embauche possible) |
Combien il vous reste sur 80 000 € de chiffre d'affaires
Un tableau de critères ne décide rien. Voici le même recruteur, seul, 80 000 € facturés dans l'année, 8 000 € de frais réels entre LinkedIn Recruiter, jobboards, ATS et déplacements.
| Poste | Micro-entreprise (BNC) | SASU | Portage salarial |
|---|---|---|---|
| Cotisations sociales | 25,8 % de 80 000 €, soit 20 640 € | Zéro si vous ne vous versez que des dividendes. Environ 31 000 € si vous prenez tout en salaire | Prélevées sur le salaire reconstitué, après frais de gestion |
| Vos 8 000 € de frais | Payés sur ce qui vous reste. Aucune déduction possible | Déduits du résultat, avec environ 2 000 € d'expert-comptable en plus | Remboursables sur justificatifs, dans la limite fixée par la société de portage |
| Impôt sur les sociétés | Sans objet | 13 250 € sur un résultat de 70 000 € : 15 % jusqu'à 42 500 €, 25 % au-delà | Sans objet |
| Ce qui vous reste avant impôt sur le revenu | Environ 51 400 €, l'impôt étant ensuite calculé sur 52 800 € après l'abattement de 34 % | Environ 38 900 € nets en dividendes, une fois l'IS et la flat tax de 31,4 % payés. Ordre de grandeur équivalent en salaire, mais avant impôt sur le revenu | De l'ordre de la moitié du chiffre d'affaires facturé, frais de gestion compris |
| Retraite et indemnités journalières | Oui, proportionnelles au chiffre d'affaires déclaré | Aucune si vous ne prenez que des dividendes | Oui, régime général cadre, plus les droits au chômage |
À ce niveau de facturation, la micro-entreprise gagne, et l'écart n'est pas mince. Elle perd le jour où deux choses arrivent ensemble : vos frais réels dépassent 34 % de votre chiffre d'affaires, soit 27 200 € sur 80 000 €, et vous approchez du plafond de 83 600 €.
Ce plafond arrive plus vite qu'on ne le croit en recrutement. Un cabinet facture en général 15 à 20 % du salaire brut annuel : sur un poste à 60 000 €, cela fait 9 000 à 12 000 € d'honoraires. Huit placements moyens dans l'année et vous y êtes. C'est une bonne année, pas une année exceptionnelle.
Un mot sur le portage : les sociétés annoncent un taux de restitution, c'est-à-dire la part du chiffre d'affaires facturé qui ressort en salaire net. Ne vous fiez pas à une moyenne trouvée en ligne, demandez une simulation nominative sur votre volume et vos frais réels, frais de gestion inclus.
Avantages et limites des principaux statuts en recrutement indépendant
Micro-entreprise : pour qui, avantages concrets
Le statut micro-entrepreneur cible surtout :
- Recruteurs qui testent le format indépendant sans quitter un CDI dès le début (cumul possible sous conditions)
- Profils lancés solo sur des missions ponctuelles, en side-business
- Indépendants dont le chiffre d'affaires visé reste sous 83 600 € les premières années
Ses points forts :
- Simplicité maximale : déclaration mensuelle ou trimestrielle, pas de bilan
- TVA non applicable jusqu'à 37 500 € en 2026, contre 36 800 € (gain direct, mais peut limiter la crédibilité sur certains marchés BtoB où la TVA est exigée en face)
- Gestion administrative très digeste : peut se gérer facilement en solo
- Plafond aligné sur le marché des missions freelances classiques du recrutement (hors executive search ou volumétrie agence)
Vigilance :
- Pas de droit au chômage, sauf cumul exceptionnel avec fin de droits précédents
- Impossible d'embaucher si besoin d'étoffer plus tard
- Image moins “cabinet” sur certains grands comptes ou partenaires
- Obligation de basculer vers une société au-delà de 83 600 €, avec une transition à préparer dès 70 000 € de CA
SASU : pour qui, avantages concrets
La SASU correspond aux profils suivants :
- Recruteurs qui visent plus de 80 000 € de CA hors taxes
- Volonté d'investir, de facturer à des clients grands comptes, d'embarquer d'autres freelances
- Personnes qui veulent séparer le patrimoine privé de la structure pro
- Recruteur expérimenté prêt à piloter un petit cabinet, seul ou à plusieurs
Atouts principaux :
- Crédibilité totale auprès des clients entreprises et cabinets intermédiaires (numéro SIRET, TVA, RC Pro…)
- Pas de seuils de CA : scalable tant que le marché suit
- Possibilité d'optimiser la rémunération (salaire + dividendes, gestion du report)
- Peut accueillir d'autres associés ou salariés, ouvrir la porte au collectif en croissance
- Patrimoine protégé en cas de difficulté
Points de vigilance :
- Coûts incompressibles : expert-comptable, frais de dossier, assurance RC Pro à prévoir
- Fonctionnement plus complexe (TVA, déclarations URSSAF, bilan annuel, obligations légales…)
- Protection sociale d'assimilé salarié : retraite et maladie du régime général, mais rien sur les périodes où vous ne vous versez pas de salaire
- Aucun droit au chômage ouvert par le mandat de président : privilégier une épargne de précaution sur les périodes faibles
Portage salarial : profil cible et spécificités
Le portage salarial s'adresse surtout à :
- Recruteurs qui débutent en freelance tout en sécurisant leur statut et leurs droits sociaux
- Personnes qui veulent tester l'indépendance sans gérer la création d'entreprise, ni la facturation
- Salariés quittant un cabinet avec des dispositifs types rupture conventionnelle + portage pour ouvrir le droit au chômage
Ses atouts concrets :
- Protection sociale comparable à un salarié cadre (maladie, prévoyance, retraite, chômage)
- Simplicité administrative totale (pas de gestion URSSAF, TVA, bilans)
- Facilité de facturation dès que vous avez un client, feuille de paie, pas d'immatriculation à faire
- Souplesse : possibilité de sortir rapidement si l'activité ralentit
Inconvénients à peser :
- Coût direct : frais de gestion portage (souvent 5 à 10 % du CA facturé)
- Autonomie relative : pas possible d'embaucher, toutes les relations client passent par le porteur
- Moins rentable que la micro ou la SASU dès que le chiffre d'affaires décolle
- Un plancher de rémunération imposé par la convention collective du portage, indexé sur le plafond mensuel de la sécurité sociale, fixé à 4 005 € en 2026 : 70 % pour un porté junior, 75 % pour un senior, 85 % au forfait jours. En dessous du taux journalier correspondant, la société de portage refuse le contrat
- Certaines clauses restrictives dans les contrats de portage (vigilance sur la propriété clients, la limitation d'activité, la non-concurrence)
Ce qu'on voit à l'arrivée dans le collectif
Le choix du statut fait partie de ce qu'on cadre avec un recruteur qui rejoint le collectif Bureau des Talents, au même titre que les contrats, les CGV et la facturation. Trois constantes reviennent.
Ceux qui sortent d'un cabinet démarrent presque toujours en micro. Pas par calcul fiscal, mais parce qu'ils ne veulent pas empiler une négociation de départ, une clause de non-concurrence à purger et une création de société sur le même trimestre. La micro s'ouvre en une journée et se ferme aussi vite si la transition tourne court.
La bascule vers la SASU se déclenche sur les frais, pas sur le plafond. Le moment charnière n'est pas le passage des 83 600 €, c'est celui où LinkedIn Recruiter, les CVthèques, l'ATS et les jobboards deviennent le premier poste de dépense sans qu'on puisse en déduire un euro.
En collectif, cette bascule arrive plus tard. Quand l'ATS, le CRM, les CVthèques et LinkedIn Recruiter sont mutualisés, il n'y a plus 30 à 50 K€ d'abonnements annuels à loger dans une comptabilité. L'abattement forfaitaire de 34 % reste suffisant plus longtemps, ce qui laisse le temps de créer la société au bon moment plutôt que dans l'urgence d'un dépassement de seuil.
Six questions à trancher avant de choisir
La grille qu'on déroule avec les recruteurs en transition :
- Besoins immédiats : commencer vite, minimiser les risques, ou structurer pour la croissance ?
- Revenu escompté : estimez votre CA annuel cible, et la nature de vos clients (PME/TPE vs. grands comptes)
- Protection sociale : pouvez-vous absorber “à froid” une période sans SAF, ou souhaitez-vous sécuriser chômage/prévoyance ?
- Volume d'administratif acceptable : OK pour piloter un cabinet en micro-structure, ou priorité à l'autonomie totale ?
- Projet dans 2 à 3 ans : souhaitez-vous rester solo, grossir, intégrer un collectif, ou redevenir salarié ?
- Budget initial : êtes-vous prêt à financer expert-comptable, assurance, outils ou cherchez-vous à limiter la mise de départ ?
Un test de quatre minutes pour situer votre profil
Avant de vous lancer, validez où vous vous situez : solo, collectif, portage, ou envie de sécuriser certains aspects du salariat ? Prenez 4 minutes pour identifier votre profil de recruteur indépendant, vos bonnes pratiques à prioriser, et les erreurs à éviter dès le départ avec ce test orientation indépendance.
Les huit étapes du passage à l'indépendance
Dans l'ordre, en partant de la décision commerciale et pas de l'immatriculation :
- Clarifiez votre modèle d'affaires : missions récurrentes, chasse, freelance long terme, ou mix ?
- Faites une projection réaliste de CA sur l'année 1 et 2 (objectifs, bases clients, volume de missions)
- Cartographiez vos risques (chômage, accident, santé) et anticipez une solution si les droits sociaux sont réduits
- Sélectionnez votre statut en vous projetant à 18-24 mois, pas juste sur 6 mois
- Vérifiez les obligations contractuelles (clause de non-concurrence, cession clientèle, préavis cabinet)
- Préparez la création/transition : immatriculation micro ou SASU, sélection de la société de portage, souscription assurance RC Pro, ouverture compte bancaire séparé...
- Créez vos premiers contrats et packs commerciaux adaptés à votre statut (facture, convention, CGV, pipeline relance clients...)
- Suivez vos chiffres clé mensuels dès la première mission (chiffre d'affaires, charges, taux d'impayés, cotisations)
Quitter un cabinet ? Réglez la sortie avant l'immatriculation
La clause de non-concurrence, le préavis et le sort de vos anciens clients se règlent avant le départ, pas après. Notre guide de sortie propre détaille les points à sécuriser et les modèles à récupérer.
Cas d'usage : qui a intérêt à choisir chaque statut ?
- Profil 1 : jeune recruteur, pipeline irrégulier ou en side-project :
La micro-entreprise reste la meilleure porte d'entrée. Vous limitez le formalisme, encaissez rapidement. La franchise TVA valorise vos premiers contrats (attention au plafond !), pas de risque financier si échec.
- Profil 2 : Ex-cadre/cabinet, réseau solide, ambition de passer “petit cabinet” :
La SASU est conseillée. Elle permet de séduire des clients grands comptes, répondre à des appels d'offres, collaborer demain avec d'autres freelances. L'investissement initial est rentabilisé en évolutivité, à condition d'avoir un flux d'affaires régulier. Prendre un expert-comptable dès le début est un gain de temps, pas une dépense inutile.
- Profil 3 : Senior, envie de sécuriser droits au chômage ou transition douce :
Le portage salarial colle parfaitement. Pas de stress sur le début d'activité, fiche de paie, couverture sociale familière. Souvent pertinent pour les premiers 6-18 mois : certains basculeront sur SASU dès que le flux de missions s'installe et que le coût du portage devient excessif.
Pièges et erreurs fréquentes lors du choix de statut
- Sous-estimer la fiscalité et les charges sociales du statut choisi : Ne vous focalisez pas sur “le CA qui tombe” ; vérifiez la part qui restera une fois les cotisations, frais fixes et variables, assurance et épargne retirés.
- Ignorer l'exposition au risque client et la responsabilité civile professionnelle : Même en structure simple, la RC Pro est indispensable pour des missions de recrutement (litige sur un placement, données candidats, rupture de période d'essai)
- Attendre que le CA plafonne pour changer de statut : Anticipez la création de SASU si vous vous rapprochez des seuils micro et préparez la transition (compta, assurance, pipeline, banque…)
- Confondre portage salarial et salariat classique : Vous restez chef d'orchestre de l'activité commerciale, sourcing et pilotage clients. La société de portage ne vous “trouve pas de missions” sauf accord spécifique.
- Négliger la clause de non-concurrence et l'éthique de sortie : Une sortie de cabinet mal préparée peut entraîner des risques juridiques ou perdre un vivier précieux d'anciens clients/candidats.
À chaque étape, se faire valider par un expert-comptable ou juriste spécialisé n'est jamais un luxe inutile (les textes évoluent, les cas particuliers aussi).
Six questions qui reviennent à chaque appel
- Puis-je démarrer en micro-entreprise et basculer en SASU plus tard ? Oui, c'est la voie classique pour tester sans prise de risque, puis structurer dès que le CA le justifie. Surveillez le calendrier : la sortie de la franchise de TVA, la clôture de la micro et le transfert des contrats clients ne tombent pas le même jour.
- Le portage salarial protège-t-il vraiment contre les coups durs ? Sur la maladie, la maternité/paternité, le chômage et la prévoyance, oui (sous conditions d'ancienneté et de CA). Mais attention : le portage ne “garantit” pas du business en cas de creux commercial.
- Est-il obligatoire d'avoir une assurance RC Pro ? Ce n'est pas toujours imposé légalement, mais c'est indispensable en recrutement (enjeux financiers, sécurité des données, litiges de placement…).
- Qui choisit le statut : moi ou mon client ? Vous seul. Certains clients demandent cependant à travailler avec des structures juridiques précises – questionnez-les en amont si doute.
- La TVA est-elle un frein (ou un atout) ? Pour certains clients TPE ou associations, la franchise TVA simplifie. Pour des grands comptes, être en mesure de facturer HT/TTC est un critère d'exigence.
- Puis-je rejoindre un collectif en étant en micro-entreprise ? Oui. La plupart des recruteurs qui rejoignent un collectif y arrivent en micro. La forme juridique joue sur votre facturation et sur ce que vous pouvez déduire, pas sur votre accès aux mandats.
Anticiper la bascule : choisir en pensant au statut d'après
Un mauvais choix de statut ne se paie pas éternellement, mais il se paie pendant 18 à 24 mois : le temps de refaire les démarches, de sortir de la franchise de TVA, de transférer les contrats et de reconstituer une trésorerie. Deux questions suffisent à cadrer la décision : où voulez-vous être dans 18 mois ? Quelles contraintes pouvez-vous absorber, et quelles sécurités sont non-négociables pour vous ?
Un dernier repère chiffré : au-delà de 83 600 € de chiffre d'affaires, la bascule cesse d'être un arbitrage et devient une obligation. En dessous, elle se décide sur vos frais réels et sur votre besoin de protection sociale, pas sur l'idée qu'une société ferait plus sérieux face à un client. Bonne nouvelle : rien n'est figé si vous prenez le temps d'actualiser régulièrement.




