Qu’est-ce qu’un implantologue ?
L’implantologue est un chirurgien-dentiste qui s’est spécialisé dans la pose d’implants dentaires. Il restaure les dents absentes de manière durable en insérant des racines artificielles dans la mâchoire. Ce spécialiste combine savoir-faire chirurgical et connaissances en prothèses dentaires. L’implantologue doit maîtriser les techniques avancées et rassurer des patients parfois inquiets.
Son domaine est exigeant. Précision, rigueur et gestion du stress sont essentielles. Cette profession s’adresse aux chirurgiens-dentistes qui veulent se spécialiser dans un secteur en pleine croissance.
Quelles sont les missions d’un implantologue ?
Les tâches d’un implantologue vont bien au-delà de la pose d’implants. Il accompagne les patients avant, pendant et après l’intervention. Ses responsabilités varient selon la complexité des cas et l’environnement de travail.
- Évaluer l’état buccal du patient : examen clinique, imagerie (radio, scanner) et diagnostic de la perte dentaire.
- Présenter les options thérapeutiques, le déroulé de l’intervention, et informer des risques.
- Planifier l’acte chirurgical personnalisé selon la structure osseuse et les attentes du patient.
- Procéder à la pose d’implants : anesthésie locale/minoritaire, opération sous conditions d’asepsie stricte.
- Assurer la surveillance post-opératoire et le suivi longue durée des implants dentaires.
- Collaborer avec prothésistes dentaires, orthodontistes et autres spécialistes, si nécessaire.
- Assurer une veille sur l’évolution des techniques et matériaux utilisés.
Dans de grands centres ou hôpitaux, l’implantologue forme parfois des assistants ou de jeunes chirurgiens-dentistes. Il peut aussi participer à des actions de prévention et d’information sur l’hygiène bucco-dentaire.
Quelles sont les compétences pour devenir implantologue ?
Le métier d’implantologue demande de solides bases médicales. Il exige aussi une technicité de pointe et un sens développé du contact humain.
Côté savoir-faire technique :
Une excellente maîtrise de l’anatomie bucco-dentaire est indispensable. Il faut connaître les indications et contre-indications de chaque implant. La manipulation d’outils chirurgicaux et le respect de protocoles stériles sont obligatoires.
La précision des gestes et la capacité à gérer des situations imprévues sont primordiales. Le chirurgien doit garder son sang-froid et prendre des décisions rapides et sûres.
Compétences humaines et relationnelles :
L’implantologue rassure ses patients à chaque étape. Il doit expliquer simplement, écouter les besoins et répondre à toutes les questions. La patience est clé car certains patients sont anxieux ou ont des antécédents médicaux complexes.
Un bon relationnel avec les autres membres de l’équipe dentaire optimise la prise en charge globale.
Outils et logiciels indispensables
- Imagerie médicale (radiographie panoramique, scanner dentaire 3D, CBCT)
- Logiciels de planification chirurgicale (NobelClinician, Simplant, BlueSkyPlan…)
- Outils de chirurgie dentaire (fraise, kit de pose d’implants, instruments de greffe osseuse)
- Systèmes informatisés pour le suivi patient et la gestion du cabinet
La maîtrise de l’anglais médical est souvent requise pour la veille scientifique et l’utilisation des logiciels avancés.
La curiosité, l’investissement personnel et la volonté de se former en continu sont indispensables pour rester à la pointe des nouvelles techniques.
Quelles sont les formations ou études pour devenir implantologue ?
Le parcours pour devenir implantologue commence par des études longues de chirurgie dentaire. En France, il faut obtenir le diplôme de chirurgien-dentiste licencié (6 ans d’études après le Bac).
Après cet accès, la spécialisation en implantologie est possible via des diplômes universitaires (DU), des certificats d’études supérieures (CES) ou des formations privées spécialisées.
Exemples de formations :
- Diplôme d’État de docteur en chirurgie dentaire (Université – en savoir plus)
- Diplôme universitaire (DU) d’implantologie orale (Paris Descartes, Lyon, Marseille…)
- Certificat d’études supérieures (CES) en parodontologie ou prothèse
- Formations continues auprès d’organismes professionnels (ADF, SFPIO, sociétés savantes…)
- Séminaires et congrès internationaux pour se former aux avancées techniques
Certaines écoles proposent aussi des modules optionnels pendant l’internat. Le compagnonnage, l’observation en centres spécialisés complètent la formation pratique. Les cursus d’e-learning se multiplient mais ne remplacent pas la pratique encadrée. Un implantologue sérieux consacre plusieurs années à perfectionner ses gestes avant de poser des implants en toute autonomie.
Quelles sont les évolutions professionnelles et perspectives de carrière ?
Le secteur de l’implantologie a connu un essor rapide en France. Le besoin de remplacer des dents absentes touche une partie croissante de la population. Les perspectives sont donc très favorables, surtout dans les zones urbaines ou les régions à forte densité de cabinets dentaires.
Après plusieurs années de pratique, un implantologue confirmé peut élargir ses compétences vers la chirurgie maxillo-faciale, la parodontologie avancée ou la gestion d’un grand centre de santé dentaire.
Il peut choisir de travailler uniquement à l’acte, de collaborer en équipe multidisciplinaire ou de s’orienter vers la formation (enseignement à la faculté de chirurgie dentaire, animation de séminaires spécialisés).
Certains s’orientent vers la recherche ou deviennent référents pour l’industrie médicale (matériaux implantaires, outils de diagnostic). Superviser de jeunes chirurgiens-dentistes ou participer à la conception d’innovations médicales ouvre aussi de nouvelles voies.
L’implantologue expérimenté peut aussi intervenir lors de congrès pour présenter ses travaux. Il existe alors des passerelles vers des missions d’expertise ou de conseil.
L’évolution dépend du niveau de spécialisation, de l’appétence pour la formation continue et du réseau professionnel développé au fil de la carrière.
Quel est le salaire d’un implantologue ?
La rémunération d’un implantologue varie selon le statut (libéral, salarié, hospitalier, mixte), le lieu d’exercice et l’expérience. Les tarifs sont libres en libéral. En ville, les honoraires peuvent être élevés. Dans des structures publiques ou associatives, la grille salariale dépend de la convention collective.
| Niveau d’expérience | Paris | Grandes villes | Régions | Freelance TJM |
|---|---|---|---|---|
| Débutant (0-2 ans) | 48 - 70k € | 42 - 56k € | 38 - 50k € | 400 - 650 € / jour |
| Confirmé (3-6 ans) | 75 - 120k € | 65 - 110k € | 56 - 100k € | 650 - 1200 € / jour |
| Senior (> 6 ans) | 130 - 200k € | 100 - 180k € | 90 - 160k € | 1200 - 1800 € / jour |
| Paris | ||
| Débutant (0-2 ans) | 48 - 70k € | 400 - 650 € / jour |
| Confirmé (3-6 ans) | 75 - 120k € | 650 - 1200 € / jour |
| Senior (> 6 ans) | 130 - 200k € | 1200 - 1800 € / jour |
| Grandes villes | ||
| Débutant (0-2 ans) | 42 - 56k € | 400 - 650 € / jour |
| Confirmé (3-6 ans) | 65 - 110k € | 650 - 1200 € / jour |
| Senior (> 6 ans) | 100 - 180k € | 1200 - 1800 € / jour |
| Régions | ||
| Débutant (0-2 ans) | 38 - 50k € | 400 - 650 € / jour |
| Confirmé (3-6 ans) | 56 - 100k € | 650 - 1200 € / jour |
| Senior (> 6 ans) | 90 - 160k € | 1200 - 1800 € / jour |
Type d’employeurs : cabinets dentaires spécialisés, centres mutualistes, cliniques privées, hôpitaux universitaires, structures de groupes, franchises de soins dentaires.
Facteurs influents : L’expérience, la notoriété, la zone géographique (Paris et grandes villes), la patientèle et l’investissement en matériel technologique pèsent sur la rémunération. Les implantologues intervenant dans des régions manquant de spécialistes peuvent négocier des honoraires élevés.
Un junior commence souvent en collaboration ou dans une structure existante. Avec l’expérience, il pourra ouvrir son propre cabinet, voire plusieurs sites ou une clinique dédiée à l’implantologie.
Quels sont les principaux secteurs d’activités et employeurs d’un implantologue ?
La majorité des implantologues exercent en cabinet dentaire. La demande est en hausse dans les centres urbains où la population est nombreuse et sensibilisée à la santé bucco-dentaire.
Les implantologues travaillent aussi dans des centres mutualistes, des cliniques privées ou pour des franchises nationales. Certains choisissent des hôpitaux universitaires ou des instituts de recherche. Une minorité exerce au sein d’équipes multidisciplinaires quand la reconstruction buccale est complexe.
Le secteur du tourisme dentaire existe aussi. Quelques praticiens reçoivent des patients venus de l’étranger. La compétence, la qualité de l’accueil et la notoriété du spécialiste jouent sur le choix.
Les employeurs varient selon le statut : libéral, salarié, mixte. Le secteur privé reste majoritaire mais les possibilités de carrière dans le public se développent. Les entreprises du matériel médical sollicitent aussi les implantologues pour des missions de conseil ou de formation.
Le métier d’implantologue offre un vrai potentiel d’évolution et attire de nombreux professionnels en quête de spécialisation et de responsabilités accrues.




