Une faille "buffer overflow" désigne une vulnérabilité dans un programme informatique.
Elle se produit lorsqu’un logiciel écrit trop de données dans une zone mémoire prévue pour une taille précise. Ce dépassement peut poser problème si des données non prévues écrasent des informations critiques.
Une faille de ce type sert souvent à des fins malveillantes. Des attaquants peuvent l’exploiter pour modifier le comportement d’un programme.
Ils peuvent, par exemple, injecter du code exécutable et prendre le contrôle d’un système. Cela peut entraîner une fuite de données, une perte de contrôle ou une interruption d’activité.
Cette faille est donc un enjeu critique en cybersécurité. Comprendre les risques permet de mettre en place des protections adaptées.
Un programme réserve généralement une quantité fixe de mémoire appelée "tampon" (ou "buffer").
Lorsqu’il reçoit des données (par exemple, un mot de passe ou une saisie utilisateur), il les place dans ce buffer. Si les données sont plus longues que prévu, elles dépassent les limites allouées.
Ce dépassement peut écraser d’autres informations stockées proches du buffer. Cela inclut parfois des instructions utilisées par le programme lors de son exécution.
Un attaquant peut alors y insérer des commandes personnalisées, ce qui peut modifier ou contrôler le fonctionnement du système cible.
Une faille buffer overflow ne doit pas être confondue avec une “faille de sécurité” générale. C’est un type spécifique de faille qui exploite la mémoire mal gérée.
Elle se distingue aussi d’erreurs comme la corruption de mémoire, qui désigne une modification imprévue du contenu, mais sans nécessairement dépasser une limite fixée.
Le buffer overflow vise une zone mémoire fixe, alors que d’autres bugs affectent l’entièreté du système ou des registres sans notion de débordement contrôlé.
Historiquement, plusieurs attaques informatiques d’envergure ont exploité des buffers overflow. L’un des cas les plus connus est le ver Code Red en 2001.
Il utilisait une vulnérabilité de ce type dans les serveurs Windows pour se propager rapidement sur Internet.
Dans un cadre professionnel, un développeur peut introduire cette faille sans le vouloir en utilisant un langage comme C ou C++ sans contrôles suffisants.
Pour éviter ces risques, les entreprises mettent en place des audits de sécurité, exigent des outils d’analyse statique et limitent l’usage de fonctions non sécurisées comme gets() ou strcpy().
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