Qu’est-ce qu’un reverse proxy ?
Un reverse proxy est un serveur qui se place entre les utilisateurs et un ou plusieurs serveurs web. Il reçoit les requêtes des clients, les analyse, puis les transmet au serveur approprié. Il fait aussi le chemin inverse pour renvoyer les réponses aux utilisateurs.
Contrairement à un proxy classique (ou "forward proxy"), utilisé par les clients pour accéder à Internet, un reverse proxy se situe côté serveur. Il agit comme un point d’entrée unique pour plusieurs serveurs derrière lui.
À quoi sert un reverse proxy ?
Le reverse proxy répond à plusieurs besoins dans un environnement informatique professionnel. Il optimise la gestion du trafic, sécurise les échanges et facilite la maintenance des services web.
Il est utilisé pour :
- répartir les requêtes entre plusieurs serveurs (équilibrage de charge)
- mettre en cache certaines réponses pour accélérer l’accès aux données
- filtrer les requêtes afin de bloquer les attaques ou limiter certains accès
- centraliser les points d’entrée pour simplifier la gestion réseau
- masquer la structure interne des serveurs au client final
Comment fonctionne un reverse proxy ?
Lorsqu’un utilisateur envoie une requête (par exemple en visitant un site web), celle-ci est d’abord reçue par le reverse proxy. Ce serveur évalue la demande et la redirige vers le bon serveur en interne.
Le serveur web traite la requête et renvoie une réponse au reverse proxy. Ce dernier transmet alors cette réponse à l’utilisateur. Ce processus est souvent invisible pour l’utilisateur final.
Certains reverse proxies appliquent des règles spécifiques, comme chiffrer les données (HTTPS), filtrer certains types de contenus ou vérifier l’origine des requêtes.
Différences avec des notions proches
Le reverse proxy est parfois confondu avec le proxy standard. Pourtant, leurs rôles sont inversés.
Un proxy standard agit pour le compte du client : il envoie les requêtes à Internet et reçoit les réponses. On l’utilise souvent pour contrôler l’accès des utilisateurs à certains services.
Un reverse proxy agit pour le compte du serveur : il protège, répartit ou optimise les réponses aux clients. Il est souvent placé en première ligne dans une infrastructure web.
Exemples ou cas d’usage concrets
1. Une entreprise héberge un site à fort trafic. Elle utilise un reverse proxy pour répartir les requêtes entre plusieurs serveurs, afin d’éviter la surcharge.
2. Un service web gère des données personnelles. Il utilise un reverse proxy pour chiffrer automatiquement les échanges via HTTPS et limiter les attaques.
3. Un cabinet de recrutement utilise un reverse proxy devant son espace candidat. En cas de maintenance, il redirige temporairement les utilisateurs vers une page d’attente sans modifier l’architecture en profondeur.
4. Une DSI met à jour les serveurs internes sans impacter les utilisateurs finaux. Le reverse proxy détecte les serveurs disponibles et répartit la charge uniquement vers ceux qui fonctionnent.