Le reverse engineering, ou rétro-ingénierie, est une méthode utilisée pour analyser un produit fini afin d’en comprendre la conception ou le fonctionnement.
Ce processus est appliqué dans les domaines de l’informatique, de l’électronique, de la sécurité ou de la production industrielle.
Il permet de connaître le fonctionnement interne d’un système sans avoir accès à sa documentation d’origine.
Qu’est-ce que le reverse engineering ?
Le reverse engineering consiste à déconstruire un objet, un logiciel ou un système existant pour en identifier les composants ou le code.
L’objectif est de reproduire ou d’analyser le produit, même sans les plans techniques d’origine.
Cette pratique peut viser du matériel physique (comme une carte électronique) ou du code logiciel (comme une application compilée).
Elle peut être utilisée de manière légale (audit, interopérabilité) ou illégale (copie, exploitation de faille).
À quoi sert le reverse engineering ?
Le reverse engineering a de nombreuses applications dans l’industrie et dans la cybersécurité.
Il est utilisé pour comprendre le fonctionnement de logiciels tiers, analyser des malwares, identifier des failles de sécurité ou garantir la compatibilité entre systèmes.
Dans le secteur industriel, il aide aussi à reproduire une pièce obsolète ou défectueuse sans schéma disponible.
Les ressources humaines peuvent y avoir recours pour apprécier le niveau technique des candidats sur un projet d’analyse de système ou d’optimisation logicielle.
Comment fonctionne le reverse engineering ?
Le reverse engineering suit un processus d’observation, de décomposition et d’analyse.
Sur un logiciel, cela passe souvent par une désassemblage du binaire, suivi d’une lecture du code machine ou de sa version décompilée.
Sur un système physique, cela peut impliquer une analyse visuelle, des mesures ou une modélisation 3D.
Dans tous les cas, l’objectif est de documenter et comprendre chaque composant ou instruction pour en identifier la logique ou les fonctionnalités.
Différences avec des notions proches
Le reverse engineering se distingue du développement logiciel classique : ici, on part du résultat fini, pas des besoins ou spécifications initiales.
Il diffère aussi du test logiciel, qui évalue un programme sans forcément en analyser la structure interne.
Enfin, il ne faut pas le confondre avec l’open source : dans ce dernier cas, le code est accessible dès le départ et ne nécessite pas d'analyse inverse.
Exemples ou cas d’usage concrets
Une entreprise peut utiliser le reverse engineering pour adapter un ancien logiciel à un nouveau système d’exploitation sans accès au code source.
Un analyste en cybersécurité l’utilise pour comprendre le comportement d’un ransomware inconnu.
Un fabricant de pièces détachées peut reproduire une pièce mécanique à partir d’un simple objet physique reçu d’un client.
Un formateur peut proposer un exercice de reverse engineering pour tester la maîtrise de l’architecture logicielle chez des étudiants ou candidats développeurs.